Le cacatoès des Philippines ne se rencontre que dans les forêts tropicales et mangroves de l'archipel de Palawan, aux Philippines. Le ZooParc de Beauval accueille l'une des populations les plus importantes d'Europe et gère le Programme Européen d'Elevage (EEP) dédié à cette espèce.

Une espèce en sursis

Ces dernières décennies, le cacatoès des Philippines s'est trouvé au bord de l'extinction. En 1998, seule une vingtaine d'individus a été dénombrée à Rasa, petite île corallienne de la côte est de Palawan. Les raisons de ce déclin sont nombreuses :

  • Destruction de son habitat, notamment des arbres où il nidifie et se nourrit
  • Abattage des oiseaux considérés comme nuisibles par les agriculteurs
  • Capture pour le marché des animaux de compagnie
  • Tempêtes tropicales

Ce cacatoès très rare fait aujourd'hui partie des perroquets les plus menacés dans la nature.

Des actions de protection

Afin de protéger davantage l'espèce et ses milieux de vie, l'association Beauval Nature soutient la fondation Katala aux Philippines.

Ce programme de conservation ne protège que 25 % de la population totale, mais les actions de la Fondation Katala ont permis de déclasser le cacatoès des Philippines du rang d'espèce "En danger critique d'extinction" à celui d'espèce "En danger", selon les critères de l'UICN (Union Internationale pour la conservation de la Nature).

De nombreuses actions ont déjà porté leurs fruits…

  • - L'île de Rasa, où est enregistrée la plus grande densité de cacatoès, a été classée comme réserve naturelle
  • - Une grande campagne de reforestation de l'île a été organisée avec l'aide des populations locales
  • - De nombreux jeunes en mal de ressources alimentaires ont été recueillis et transférés sur une autre zone de l'île
  • - Un réseau de gardiennage composé de braconniers repentis a été organisé avec succès : la population locale d'oiseaux est passée de 20 à 200 individus. Ce réseau de gardes a été étendu aux îles avoisinantes, où des réserves municipales ont été créées.

… et les efforts se poursuivent !

  • - Le plan de réintroduction de l'espèce dans son aire de distribution d'origine a été proposé à l'organisation SOS (Save Our Species) et accepté
  • - Les populations de cacatoès restent suivies sur les îles de Rasa et Dumaran. A Rasa, 200 oiseaux ont été dénombrés en janvier 2012, dont 174 sont restés pour la saison de reproduction ; 46 jeunes ont ainsi vu le jour, faisant de l'île un haut lieu de reproduction pour l'espèce. À Dumaran, objet d'une exploitation forestière intensive, la fondation Katala déploie de nombreux efforts destinés à empêcher la mise en œuvre d'un projet de plantation à grande échelle qui dégraderait encore davantage les écosystèmes de l'île.
  • - En soutenant le "Polillo Islands Parrot Project", la fondation Katala étend la protection du cacatoès des Philippines aux îles Polillo, où une surveillance des populations est mise en place. Grâce à des partenariats locaux, l'application des lois y est renforcée et des campagnes d'information sont menées.

Bataille gagnée à Narra

Début 2013, Beauval relayait une pétition s'opposant à la construction d'une usine à charbon sur l'île de Narra, principal habitat du cacatoès des Philippines. Parallèlement à cette mobilisation, la volonté et la ténacité du Maire de Narra, Lucena Diaz Demaala, ont permis de délocaliser l'édifice et de sauver l'habitat des cacatoès. Les membres de l'association Beauval Nature saluent ici l'action d'une femme engagée dans la protection de la faune et de la flore de son pays.

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