Au cours des 30 dernières années, plus de la moitié des zones de mangroves ont disparu de notre planète.

Un écosystème en sursis

Au Sénégal, cette réalité est encore plus préoccupante puisque ce sont des milliers d'hectares de mangroves qui ont été détruits : sècheresses, construction de routes qui empêchent la circulation de l’eau, activités humaines, exploitation du bois, ont fait disparaître ce milieu pourtant essentiel aux hommes et à la nature. En effet, de nombreuses espèces, notamment les poissons et les crustacés, se reproduisent au sein de ce milieu avant de gagner les océans. La mangrove sert également de barrière naturelle entre l’océan et les terres, protégeant la côte des tempêtes, des cyclones ou de la houle. Elle opère également comme un filtre naturel, ses racines purifiant l’eau.

Des actions de protection

Face à cette situation, l’association Océanium de Dakar, soutenue par Beauval Nature, tente de protéger et replanter les mangroves du Sénégal. A l’aide des communautés locales et des villageois qui se sont engagés dans ce projet, ce sont plus de 100 millions de propagules (graines de palétuviers) qui ont déjà été plantées à la main sur 15 000 hectares. Les cueilleurs et planteurs reçoivent un salaire pour leur travail de replantation. Des microcrédits ont été mis en place pour garantir le développement d’activités maraîchères. Une stratégie gagnante qui encourage l’économie locale et offre un emploi aux habitants, particulièrement aux femmes. Le projet est donc écologique, économique  mais également social et éducatif. En 2017, une récolte de fonds a été organisée via la plateforme Ulule, afin de récolter 15 000 € pour la restauration de la mangrove de Marsassoum. Au total, ce sont 19 160€ qui ont été récoltés pour la restauration de cette mangrove, dont 8 000€ donnés par Beauval Nature.

Notre partenaire