Dernier grand mammifère découvert en Afrique, l'okapi ne se retrouve plus que dans les forêts équatoriales du nord-ouest de la République Démocratique du Congo.

Une espèce en sursis

Depuis des siècles, la forêt d'Ituri sert de refuge aux okapis, ainsi qu'à des populations de pygmées dépendantes des ressources naturelles de ce milieu. L'ouverture d'une route à travers cette forêt a entraîné un afflux d'immigrés en quête de nouvelles terres cultivables. Il en résulte une exploitation incontrôlée de la forêt et un équilibre écologique menacé.

La guerre civile, qui sévit depuis des années dans le pays, entraîne un accroissement du braconnage et de la déforestation. Il ne subsisterait plus que 10 000 à 15 000 okapis à l'état sauvage sur les 30 000 dénombrés avant la guerre civile.

Des actions de protection

En 1987, Gilman International Conservation (GIC) a établi un partenariat avec l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) pour protéger l'okapi et son habitat. Soutenu par l'association Beauval Nature, le travail de cette fondation a mis en évidence le fait que des okapis vivaient dans la forêt de Semiliki, contigüe à celle d'Ituri.

Cette collaboration a déjà permis d'atteindre plusieurs objectifs :

  • - gestion de la population d'okapis
  • - augmentation des patrouilles d'éco-gardes
  • - développement des équipements (GPS, ordinateurs, téléphones satellites, véhicules…)
  • - lancement d'un programme de reforestation, avec le soutien des communautés locales
  • - création de comités de conservation dans les villages.

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